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Fondation SOS Village d'Enfants Suisse
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ZOOM SOS 4/2010 - Sortir du cercle vicieux de la pauvreté et de la violence 

Une chose qui va de soi pour la plupart des enfants du monde occidental – se rendre à l’école le matin – reste un rêve impossible pour des millions de garçons et de filles dans les pays en développement. Soit il n’existe pas d’école là où ils vivent, soit ils ne peuvent pas y aller. On estime à 93 millions le nombre des enfants dans le monde qui ne sont pas scolarisés.

ZOOM SOS No. 4/2010
Depuis, au plus tard, l’annonce par les Nations Unies des objectifs du Millénaire pour le développement, le public a pris conscience que l’éducation est la pierre fondamentale d’un développement positif. Un des huit objectifs du Millénaire est d’assurer à tous le libre accès à une scolarité élémentaire. La réalité est malheureusement tout autre. Le dernier rapport de l’Unicef sur la situation des enfants et des adolescents dans le monde révèle qu’en moyenne douze pour cent du produit social brut ont été engagés ces dix dernières années dans la défense nationale, moitié moins dans l’éducation.

On demande de la qualite

Le problème ne réside pas seulement dans le manque de possibilités de formation, mais aussi dans la qualité de cette formation, faible dans bien des pays. Selon le rapport de l’ONU sur la jeunesse dans le monde, ce sont avant tout les enfants défavorisés qui reçoivent une formation insuffisante et qui, de ce fait, n’arrivent pas à entrer dans le monde du travail. Défavorisés, les enfants le sont par leur origine, leur appartenance sociale, l’abandon, les crises (par ex. les conflits armés), la fuite ou la traite d’êtres humains. Des réalités auxquelles viennent s’ajouter la sous-alimentation, les traumatismes, les mauvais traitements et les négligences, qui engendrent de mauvaises conditions d’apprentissage et le refus d’aller à l’école. Ces circonstances n’offrent guère de chances aux enfants de sortir du cercle vicieux de la violence et de la pauvreté.

La réponse de SOS Villages d’Enfants à la demande croissante de possibilités de formation se manifeste dans ses dizaines d’années d’efforts en faveur des enfants et des adolescents: dans les pays où la formation scolaire et professionnelle est inexistante ou insuffisante, SOS Villages d’Enfants ouvre des jardins d’enfants, des écoles et des centres de formation professionnelle.

Des possibilites d’apprentissage variees

SOS Villages d’Enfants tient compte des besoins en formation de plusieurs manières: de l’apprentissage ludique pour plus de 20000 enfants dans les 228 jardins d’enfants SOS existant de par le monde, à l’enseignement d’aptitudes pratiques pour l’exercice d’une profession à 19 000 adolescents dans 64 centres de formation professionnelle en passant par la transmission de connaissances à 112  000 enfants dans les 191 écoles SOS Hermann Gmeiner.

Les enfants et les adolescents des villages d’enfants SOS ne sont pas les seuls à profiter de ces institutions: elles sont également ouvertes à ceux des communes voisines. Les écoles contribuent ainsi notablement à l’intégration et à l’amélioration de la situation dans la région. SOS Villages d’Enfants veille tout particulièrement à donner des chances égales de formation aux garçons  et aux filles dans le but d’améliorer leur position dans la société.

SOS Villages d’Enfants n’applique pas de concept universel dans ses institutions scolaires, mais tient compte des conditions régnant dans le pays. La formation est ancrée dans la culture et la législation scolaire du pays. Un des objectifs de SOS Villages d’Enfants est de permettre à autant d’enfants que possible de fréquenter l’école primaire.

Les exigences du marché du travail montrent que les chances de trouver un emploi sont plus grandes quand on possède une formation plus complète. Beaucoup d’enfants et d’adolescents ne peuvent suivre de scolarité secondaire pour des raisons financières. SOS Villages d’Enfants entre ici en jeu avec ses écoles secondaires pour faciliter aux jeunes gens l’entrée dans la vie professionnelle.

Etudes ou apprentissage professionnel

Les collèges internationaux du Ghana et du Costa Rica possèdent le  «International Bacca­lau­reate Status» et offrent aux adolescents des continents africain et sud-américain une formation scolaire de qualité, qui leur ouvre les portes de presque toutes les universités du monde.

Dans les centres de formation professionnelle SOS, les jeunes bénéficient d’une formation fondée, pratique, orientée sur les exigences du marché du travail local. La palette des filières est large: des métiers classiques que sont le menuisier ou l’installateur aux professions de l’économie domestique, de l’industrie et de l’informatique en passant par l’agriculture. Le contenu et la durée de la formation sont fonction des conditions régnant dans chaque pays.

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