D'innombrables coups d'Etat militaires et des luttes sanguinaires pour prendre le pouvoir se sont succédé depuis l'indépendance de 1961 pour entraîner le déclin économique de ce pays riche en ressources naturelles. Le chômage se situe à 47%, le taux d'analphabétisme à 68%. 200'000 personnes ont perdu la vie au cours de la guerre civile (1991-2001), des centaines de milliers ont fui les combats.
Avec les rebelles, des enfants
A la fin des hostilités, beaucoup de rebelles sont retournés vivre à Makeni. Ont gagné la ville avec eux de nombreux enfants soldats et des filles enlevées, parfois enceintes ou accompagnées d'enfants en bas âge. Parmi ces jeunes, beaucoup ne peuvent pas rentrer chez eux, car ils ont perdu leur famille ou ne sont plus hébergés par celle-ci. SOS Villages d'Enfants leur construit désormais un nouveau chez-soi où ils peuvent se sentir en sécurité et où ils ne courent pas le risque d'être exploités dans les mines de diamants.
Ouverts aux enfants du voisinage
Les travaux de construction des 12 maisons familiales débuteront en janvier 2005. Un jardin d'enfants SOS et une école SOS Hermann Gmeiner pouvant accueillir en tout 310 enfants seront aussi réalisés - ils seront ouverts aux enfants du voisinage.

Terrain de jeux du village d'enfants SOS de Bo - Photo: A. Gabriel
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SOS Villages d'Enfants en Sierra Leone
Le premier village d'enfants SOS de Sierra Leone fut ouvert voici 30 ans dans la capitale Freetown. Un deuxième village est en service depuis 1983 dans la ville de Bo. Chacun des deux villages comprend un jardin d'enfants, une école, des foyers de jeunes et des centres sociaux. Durant les années de guerre civile, diverses institutions SOS durent être évacuées et fermées temporairement à plusieurs reprises. En 1999, SOS Villages d'Enfants mis sur pied un programme d'aide d'urgence pour des milliers de personnes qui s'étaient réfugiées au stade de Freetown.