«Les enfants sont en meilleure santé»

Il y a trente ans qu’Hasanthi Gunawardena travaille comme médecin au centre médical du village d’enfants SOS de Piliyandala. L’état de santé de la population des environs s’est considérablement amélioré pendant cette période.

 

 

Dr. Hasanthi Gunawardena soigne souvent les enfants pour des refroidissements.
Qu’est-ce qui vous a amenée à travailler pour le centre médical du village d’enfants SOS de Piliyandala?

Dr. Hasanthi Gunawardena: Je travaille dans une clinique privée, mais je voulais m’engager en faveur des habitants de la campagne. Depuis 1981, date à laquelle le centre médical a ouvert ses portes, je viens ici quatre après-midi par semaine pour soigner 30 à 35 patients, des enfants pour la plupart. Aujourd’hui, je considère ces gens comme ma famille.

Qu’est-ce qui a changé au cours de ces trente dernières années?

Dr. Hasanthi Gunawardena: Les enfants sont en meilleure santé. On le doit d’une part à nos campagnes d’information, de l’autre au fait que pratiquement tous les enfants sont vaccinés contre les maladies les plus répandues. Grâce aux contrôles annuels réguliers, nous nous apercevons vite qu’un enfant souffre de problèmes de santé plus sérieux.

Quelles sont les maladies les plus fréquentes que vous soignez?

Dr. Hasanthi Gunawardena: Chez les enfants, ce sont les infections des voies respiratoires qui sont les plus courantes. Ils se les transmettent à l’école ou à la maison, au sein de la famille. Chez les gens âgés, je constate une progression des affections chroniques telles que maladies cardio-vasculaires ou diabète. Quand les problèmes sont sérieux, j’envoie les gens à l’hôpital le plus proche.

Comment fonctionne la collaboration avec les hôpitaux?

Dr. Hasanthi Gunawerdena: Nous collaborons étroitement. Notre système de santé fonctionne mieux que celui d’autres pays de la région. Il repose sur de nombreux hôpitaux gouvernementaux dans les villes, où les gens sont soignés gratuitement. Dans les régions rurales, comme ici, à Piliyandala, l’assistance médicale n’est cependant pas toujours assurée, raison pour laquelle notre centre est si important. (kra)