«SOS Villages d’Enfants m’a tout donné : une famille, une formation, un avenir.»

Harshita Bhatnagar d'Inde

Harshita Bhatnagar a grandi dans le village d’enfants SOS de Faridabad. Aujourd’hui salariée dans une banque à Dehli, elle aimerait travailler dans une association auprès de personnes en difficulté.

Notre vidéo vous emmène dans les salles de classe du village d'enfants SOS de Faridabad.
«C’est grâce à ma mère que je suis devenue ce que je suis», précise Harshita Bhatnagar. Cette jeune femme de 25 ans a vécu une enfance heureuse avec des amis, une grande fratrie, une forte cohésion familiale et une mère attentionnée.


Harshita Bhatnagar aimerait travailler pour une organisation non gouvernementale.
Tout aurait pu être très différent pour cette jeune employée au service clientèle de la Royal Bank of Scottland. Elle avait 2 ans lors du décès de sa mère. Celle-ci avait été mariée très tôt, dans l’Etat fédéral du Rajastan, à un homme bien plus âgé qui avait déjà eu une femme. Privés de protection dans la famille, Harshita et son frère aîné ont subi de mauvais traitements. Leur situation s’est stabilisée lorsqu’ils sont arrivés dans le village d’enfants SOS de Faridabad.

Harshita Bhatnagar n’a aucun souvenir antérieur au village d’enfants SOS. Sa famille, c’est sa mère SOS Sadhna Bhatnagar, dont elle a pris le nom, comme ses frères et sœurs. «Comme j’étais la plus jeune de la famille, j’ai été gâtée et choyée», se souvient-elle en souriant. Selon elle, tout le monde fermait les yeux sur ses caprices, ses bêtises et sa désobéissance.

En visite chez mama Sadhna

A l’âge de 18 ans, Harshita est partie étudier l’art, la philosophie et la psychologie à l’Université de Dehli. Tous les mois, elle rend visite à sa mère Sadhna dans le village d’enfants SOS de Faridabad. Sadhna Bhatnagar est maintenant retraitée et vit avec cinq autres mères SOS âgées dans un complexe au sein du village d’enfants SOS. Ces dames participent toujours à la vie du village, tout en ayant la possibilité de se retirer lorsqu’il y a trop de tumulte pour elles.

Harshita aime son travail dans la banque, même si son rêve serait d’être au service d’une organisation non gouvernementale. Elle estime que le destin a été bon avec elle: «SOS Villages d’Enfants m’a tout donné: une famille, une formation, un avenir.» Il lui semble que l’heure est venue de donner quelque chose en retour. C’est pourquoi elle aimerait travailler auprès de personnes en détresse, des enfants de préférence.

Cette jeune femme responsable n’a pas le temps ni l’envie de fonder une famille. Son métier et ses projets l’absorbent à plein temps. «Pour l’instant, le mariage ne fait pas partie de mes préoccupations», explique-t-elle. Dans sa famille d’origine au Rajastan, il lui aurait été impossible, même aujourd’hui, de nourrir de telles idées.

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