Centrafrique : une situation alarmante mais les villages d’enfants SOS sont préservés et les enfants en sécurité

La situation en Centrafrique est alarmante. Le pays s'enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos. Un mois après l'intervention des troupes françaises, la sécurité n'est pas rétablie dans le pays.

Des réfugiés accueillis au village SOS de Bangui.

Des affrontements meurtriers opposent périodiquement chrétiens et musulmans, forces gouvernementales et rebelles. La zone la plus touchée est Bossangoa, au nord de Bangui, proche de la frontière avec le Tchad. Un camp de réfugiés rassemble plus de 30 000 personnes déplacées* qui vivent dans des conditions sanitaires déplorables. Même si des attaques aux abords du village SOS de Bangui inquiètent, les villages d'enfants SOS, bénéficiant de la protection des Forces de maintien de la paix, sont pour l'heure en sécurité.


Le 9 janvier, Marcel Koyadouma, Directeur national de SOS Villages d'Enfants de la République de Centre Afrique, nous confirme la situation plutôt rassurante au sein des villages SOS: «Au village SOS de Bangui, aucun incident n'est à déplorer et aucun enfant ou collaborateur n'a été blessé. Le village est relativement calme.

La situation est cependant devenue plus compliquée avec l'accueil de plus de 3000 déplacés ayant trouvé refuge dans l'école SOS et leur nombre ne fait qu'augmenter. Toutes les activités, en dehors des services médicaux, ont été suspendues. Les enfants ne peuvent pas aller à l'école.

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) nous a fourni de la nourriture. Le 6 janvier, nous avons reçu assez de provisions pour 15 jours. Quelques magasins et banques offrent un service minimum. Au village d’enfants SOS de Bouar, la situation est stable. Tout le monde se porte bien. Les activités ont également été suspendues mais le centre médical SOS reste opérationnel.»

*L'ONU estime aujourd'hui à environ un million (sur 4,5 millions d'habitants) le nombre de Centrafricains ayant trouvé refuge dans la brousse, les camps de déplacés ou les camps de réfugiés aux frontières. À Bangui, l'Unicef a recensé 55 sites de déplacés, où vivent dans des conditions sanitaires désastreuses 370 000 personnes, soit près de la moitié des habitants de la capitale. Le nombre de déplacés ne cesse d'augmenter. Ils étaient environ 19 000 il y a un mois et seraient aujourd'hui 100 000, rien qu'autour de l'aéroport de Bangui. Source La Croix, 05 janvier 2014.