Plus de 4’300 personnes aidées, suite au séisme

25/06/2015 - Premiers secours après le séisme qui a frappé le Népal, prise en charge d’enfants non accompagnés et ouverture d’espaces d’accueil pour les enfants ont été les premières actions pour plus de 4’300 bénéficiaires.

SOS Villages d’Enfants Népal a ouvert depuis fin avril dans les districts de Bhaktapur, Kaski, Katmandou, Lalitpur, Kavre et Chitwan 25 espaces d’accueil pour quelque 1’800 enfants traumatisés.

Deux mois après le séisme qui a frappé le Népal, suivi d’un autre séisme meurtrier et de milliers de répliques, l’urgence est toujours là d’autant plus que la saison des pluies a démarré. Abris, nourriture, santé et approvisionnement en eau sont prioritaires. Le renforcement des agriculteurs aussi alors que l’insécurité alimentaire menace. Avec les autorités et d’autres ONG, SOS Villages d’Enfants Népal, membre de plusieurs comités de protection de l’enfance, a démarré une aide d’urgence dès le 26 avril : premiers secours, prise en charge d’enfants non accompagnés et ouverture d’espaces d’accueil pour les enfants traumatisés ont été ses premières actions pour plus de 4’300 bénéficiaires dans 12 districts.


Début juin, Siddhartha Kaul, Président de SOS Villages d’Enfants et Shubha Murthi, directrice internationale de SOS Asie, étaient en visite sur le terrain auprès de l’équipe SOS qui poursuit son programme dans le sens d’une réhabilitation durable pour permettre aux communautés de se reconstruire et de développer leur capacité de résilience. Un ingénieur civil vient de rejoindre l’équipe qui démarre un travail de collecte des données pour planifier la reconstruction.

Des services essentiels pour plus des victimes

Active depuis 1972, SOS Villages d’Enfants Népal, dont les bénéficiaires ont été épargnés, a pu intervenir, parfois en premier, dans 12 districts (Sindhupalchowk, Katmandou, Nuwakot, Dhading, Rasuwa, Kaski, Gorkha, Kavre, Bhaktapur, Lalitpur, Dolakha et Chitwan). Quelque 300 travailleurs sociaux, volontaires, jeunes SOS et mères SOS sont aujourd’hui engagés. L’association a ouvert 4 camps d’urgence, organisé premiers secours et services essentiels pour plus de 2’500 victimes : accueil des familles, soins de santé, soutien psychologique et émotionnel, distribution de tentes, eau, nourriture, lait pour les nourrissons, couvertures, vêtements… En juin, elle a distribué cartables, fournitures scolaires et kits d’hygiène à plus de 1’100 élèves. Elle continue de fournir des «home in box» (kits avec produits ménagers et produits consommables) aux familles et les aide à remplir les formalités pour retrouver des documents d’état civil ou obtenir un subside du gouvernement.

25 espaces d’accueil pour quelque 1’800 enfants

SOS Villages d’Enfants Népal a ouvert depuis fin avril dans les districts de Bhaktapur, Kaski, Katmandou, Lalitpur, Kavre et Chitwan 25 espaces d’accueil pour quelque 1’800 enfants traumatisés : repas, activités thérapeutiques, soins médicaux, soutien psychosocial, activités récréatives, art thérapie, activités éducatives informelles… Une prise en charge qui permet aux familles de se concentrer sur l’urgence du quotidien. « Les enfants ont besoin de cette prise en charge car il y a un grand risque de trafic d’enfants et d’autres sérieux problèmes. Nous nous assurons qu’il y ait là un vrai environnement protecteur pour les enfants vulnérables. Ils peuvent peindre, jouer, chanter. Ici ils oublient leurs traumatismes. Cela revient la nuit mais pendant la journée on les voit jouer et courir autour du camp » confiait Shubha Murthi à un journaliste. Mi-juin, alors que les écoles rouvraient progressivement, 12 espaces d’accueil restaient opérationnels pour quelque 600 enfants.

32 enfants non accompagnés dans 4 Villages d’Enfants SOS

D’innombrables enfants se sont retrouvés livrés à eux-mêmes alors qu’un ou leurs deux parents ont péri sous les décombres. L’équipe SOS, tout en essayant avec les autorités de réunifier les familles, s’est engagée à prendre en charge ces enfants non accompagnés ou séparés de leurs parents. « Ils doivent faire face à un difficile processus de rétablissement psychologique », explique Shree Shankar Pradhananga, directeur de SOS Villages d’Enfants Népal. Il sait qu’il est difficile pour les enfants d’accepter une mère SOS et des frères et sœurs SOS, surtout au début alors qu’ils sont hantés par la perte traumatique de leurs parents. Pour l’heure, 32 enfants sont pris en charge dans les Villages d’Enfants SOS de Gandaki, Kavre, Sanothimi et Bharatpur, ils commencent à retrouver un rythme de vie et certains ont pris le chemin de l’école.