Être pauvre en Inde: ne pas un jeu d’enfant

Des millions d’enfants sont toujours indigents en Inde. L’accession du pays au rang de grande puissance économique et le développement de la classe moyenne n’y ont rien changé. Même s’il y a plus d’argent, la majeure partie de la population n’en profite pas.

ZOOM-SOS no. 1/2014

Selon la Banque mondiale, plus d’un tiers des quelque 1,2 milliard d’Indiens vit en dessous du seuil de pauvreté et doit subvenir à ses besoins avec moins de 1,25 dollar par jour. Plus des deux tiers de la population indienne dispose de moins de deux dollars par jour. Un enfant sur deux vit dans la misère.

SOS Villages d’Enfants intervient en Inde depuis les années soixante. Le pays compte 41 villages d’enfants SOS et de nombreux équipements. Sur le sous-continent indien, les programmes SOS Villages d’Enfants sont plus nombreux qu’ailleurs. Dans les bidonvilles, les programmes de renforcement de la famille jouent un rôle toujours plus important.

Le système des castes

Contexte: La Constitution indienne a officiellement aboli le système des castes et s’efforce de soutenir les couches défavorisées avec les quotas. Dans les régions rurales, où vivent la majorité des Indiens, ainsi que dans les classes inférieures, le système des castes subsiste toujours.
Notre réponse: Dans les villages d’enfants SOS, il n’y a pas de caste. Les enfants apprennent à ne pas répartir les individus dans des castes.

Égalite des droits

Contexte: Même si l’égalité des droits entre homme et femme figure dans la Constitution indienne de 1949, cela ne suffit pas à éradiquer des normes de pensée et de comportement centenaires. Même pour l’alimentation et l’éducation, les filles sont souvent défavorisées par rapport aux garçons.
Notre réponse: SOS Villages d’Enfants se mobilise pour les filles avec ses villages d’enfants et des programmes parallèles. Dans les familles SOS, filles et garçons sont élevés avec les mêmes droits. Dans les jardins d’enfants, les écoles et les centres de formation SOS, filles et garçons ont les mêmes chances.

Dot

Contexte: Le mariage fait partie des temps forts dans la vie des Indiens. Chez les hindous, les mariages d’amour selon nos conceptions occidentales sont rares. Les unions sont généralement arrangées. La loi interdit la pratique de la dot depuis 1961. Pourtant, elle est toujours courante. Les parents de plusieurs filles sont généralement ruinés après leurs noces.

Notre réponse: Dans les villages d’enfants SOS, les jeunes gens se marient si, quand et avec qui ils ont envie. Si les femmes le souhaitent, les mères SOS et la direction du village les guident dans le choix de leur futur époux. Le village d’enfants paie la dot. Mais elle profite toujours à la femme.