ZOOM SOS no. 2/2011 -Des familles fortes – des enfants forts

Les parents sont souvent incapables de s’occuper correctement de leurs enfants dans des conditions de vie difficiles ou des situations de crise. Il leur manque ce dont ils auraient le plus besoin: l’argent pour payer le médecin ou l’école, la santé et la confiance dans l’avenir. Dans son travail avec les familles, SOS Villages d’Enfants les aide à subvenir durablement à leurs besoins et à prendre leur vie en main.
Ici vous pouvez télécharger notre magazin Zoom SOS.
ZOOM SOS no. 2/2011
Les guerres, les catastrophes naturelles, la pauvreté ainsi que les problèmes économiques et sociaux ne cessent de faire augmenter le nombre des familles défavorisées dans le monde. Les enfants dont les parents sont soumis à une forte pression sociale et économique risquent bien souvent d’être négligés, abandonnés ou victimes d’abus. Sans parler des millions d’enfants qui n’ont même plus de parents pour s’occuper d’eux. On estime qu’il existe entre 143 et 210 millions d’orphelins de par le monde; un quart d’entre eux ont perdu un ou leurs deux parents des suites du sida.

 

La conception de la famille change

SOS Villages d’Enfants offre une aide humanitaire aux enfants et à leur famille – souvent en collaboration avec les communautés et organisations locales – dans le sens où elle fournit un soutien individuel aux familles défavorisées, partout dans le monde. L’organisation permet aux parents de continuer à veiller eux-mêmes sur leurs enfants. «Les familles qui fonctionnent bien et disposent des ressources nécessaires pour s’occuper de leurs enfants sont une condition de la stabilité des sociétés», affirme Richard Pichler, secrétaire général de SOS Villages d’Enfants International. «C’est dans l’intérêt de tous d’assurer que les familles soient en mesure de donner à leurs enfants un foyer sûr, des soins médicaux de qualité et une éducation, et de renforcer leur confiance dans leurs aptitudes individuelles.»

La notion de famille et les systèmes familiaux ont eux-mêmes changé au fil des années. Ainsi, le nombre des familles monoparentales est en constante augmentation et une des conséquences du sida est que de plus en plus de chefs de famille sont des aînés ou des grands-parents. SOS Villages d’Enfants a la ferme conviction que le mieux, pour un enfant, est de grandir dans un environnement familial quelle que soit la structure de cette famille.

Des besoins multiples

Les besoins des familles et de leurs enfants sont multiples et dépendent de la culture, des circonstances extérieures et des données régionales. En Equateur, par exemple, 50 pour cent des ménages sont conduits par des mères célibataires, tandis qu’en Bolivie, leur proportion est de 25 pour cent. Les centres sociaux SOS jouent un rôle de premier plan dans ces deux pays. Ils soutiennent les mamans et leur proposent une formation pendant que leurs enfants sont pris en charge dans des crèches. En Afrique du Sud, le sida reste un problème énorme; au seul Malawi, plus d’un demi million d’enfants de moins de 15 ans sont des orphelins du sida. La majorité d’entre eux vivent dans des ménages pauvres, encadrés par des aînés, des grands-parents ou des veuves.

Des programmes d’aide adaptés

Pour aider les familles à subvenir à leurs besoins, SOS Villages d’Enfants adapte ses programmes d’aide à la situation de chacune d’entre elle. L’organisation propose notamment des formations de base et des formations professionnelles à l’intention des enfants et des adultes, des conseils sur le sida, un accueil de jour pour les enfants et un soutien dans la création de microentreprises.

 Les sondages de personnes vivant dans une extrême pauvreté illustrent encore et toujours l’importance que les liens familiaux revêt pour elles et les dangers qui pèsent sur eux. Protéger les familles, c’est donc aussi maintenir les conditions existentielles dont les familles et les communautés dépendent pour pouvoir survivre et se développer. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), 1,4 milliard d’êtres humains vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 45 pour cent de la population exerçant une activité lucrative.

 Avec ses 566 institutions telles que centres sociaux et réseaux communautaires ainsi que ses programmes de renforcement des familles, SOS Villages d’Enfants vient aujourd’hui en aide à 300 000 personnes. L’organisation permet donc aux familles de disposer de revenus suffisants et assure que les enfants ne perdent pas leur foyer. L’objectif suprême de SOS Villages d’Enfants est que tous les enfants puissent grandir auprès de leurs parents biologiques. Quand la vie rend la chose impossible, les villages d’enfants SOS sont là pour leur offrir les structures familiales nécessaires.