Tous les enfants ont droit à l’éducation

Pouvoir suivre une éducation scolaire de qualité n’est pas seulement un des droits fondamentaux de l’enfant. c’est aussi un des instruments les plus efficaces pour introduire un changement durable. SOS Villages d’Enfants s’engage depuis toujours en faveur d’une bonne scolarité.

ZOOM-SOS no. 3/2013

Le problème

Malgré les développements positifs qui se sont produits ces dix dernières années – le nombre d’enfants allant à l’école a augmenté partout dans le monde tout comme celui des filles qui terminent l’école primaire –, le problème de la scolarité est loin d’être réglé. 67 millions d’enfants ne peuvent aller à l’école parce que leurs parents sont trop pauvres, qu’ils appartiennent à une minorité ethnique ou qu’ils vivent dans une zone en guerre. Il ne suffit pas non plus d’inscrire les enfants à l’école. Dans les pays d’Afrique situés au sud du Sahara, où vivent 43 pour cent des enfants qui interrompent leur scolarité, les enfants commencent par aller à l’école, mais ils arrêtent avant la fin. Ils sont 10 millions chaque année.
L’accès à la scolarité ne signifie pas que les enfants acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour épanouir leur potentiel. Beaucoup d’enfants ont des besoins spéciaux, notamment quand – comme les enfants des villages d’enfants SOS – ils vivent dans un contexte difficile. Le manque d’argent empêche souvent les écoles d’investir dans une infrastructure moderne ou des spécialistes.

Notre réponse

SOS Villages d’Enfants rend l’accès à une scolarité possible là où il n’existe pas d’école, en permettant que les enfants et les adolescents puissent être instruits dans des garderies, des jardins d’enfants, des écoles SOS Hermann-Gmeiner ou des centres de formation professionnelle. Nous rendons également la fréquentation d’écoles publiques possible en finançant les frais de scolarité et les uniformes scolaires.
Nous améliorons la qualité de l’éducation scolaire quand celle-ci ne correspond pas à nos standards en offrant une formation complémentaire aux parents, aux enseignants et aux directeurs d’école, et en investissant dans l’infrastructure. Un autre élément important consiste à faire prendre conscience à la population et aux politiques du fait qu’une bonne scolarité est un droit humain fondamental.

Des progrès en Haïti

Dans les pays touchés par la guerre ou qui ont subi une grave catastrophe naturelle, la scolarité est plus que jamais un droit fondamental: elle aide les enfants à retrouver une vie normale. En Haïti par exemple, le système scolaire, majoritairement privé, n’était accessible qu’à une minorité d’enfants avant le tremblement de terre dévastateur de 2010, qui a détruit 90 pour cent des écoles de la capitale de Port-au-Prince. Peu après la catastrophe, nous avons ouvert notre école de Santo à 500 enfants de plus. Une deuxième école a été construite dans l’intervalle et cinq écoles publiques rénovées.