ZOOM SOS no. 3/2012 - Renforcer les familles

Investir dans les familles n’est pas une question de conjoncture économique, mais de philosophie. Pour SOS Villages d’Enfants, la priorité des priorités consiste à renforcer les familles pour que les enfants ne soient pas séparés de leurs parents et qu’ils puissent grandir dans un foyer aimant.

Ici vous pouvez télécharger notre magazine ZOOM SOS 3/2012.
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Les crises économiques des dernières années ont rendu la vie dure à bien des parents qui ont eu de plus en plus de mal à subvenir aux besoins de leurs enfants. Les coupes opérées dans les prestations sociales, le chômage, une prévention lacunaire et des infrastructures scolaires défaillantes sont des problèmes qui ne touchent pas que les gens déjà en difficulté. Beaucoup de familles ont pour la première fois dû faire appel à une aide.

SOS Villages d’Enfants place la famille au cœur de son travail. Son rapport familial 2012 montre combien les collaborateurs s’engagent, à travers le monde, pour que les enfants ne soient pas séparés de leurs parents en raison du chômage, de la pauvreté, de la maladie ou de la drogue. Au final, deux millions de personnes bénéficient de leur travail, dont plus d’un demi million d’enfants et de familles qui sont renforcés par des programmes éducatifs et sanitaires et une aide d’urgence.

Combattre la pauvreté

Le problème: à la suite de la crise économique mondiale, beaucoup d’Etats ont réduit les prestations versées aux familles. Il en résulte une progression de la mortalité infantile faute de nourriture, de soins médicaux et, plus généralement, du fait de conditions de vie difficiles.

Notre réponse: c’est précisément maintenant que la sécurité sociale doit être étendue. Avec plus de 600 programmes de renforcement des familles, microcrédits, formations complémentaires pour les parents, SOS Villages d’Enfants vient durablement en aide aux familles. L’organisation attache une attention particulière aux enfants privés des soins de leurs parents: elle s’en occupe si possible dans un environnement familial. Nous collaborons avec des comités communautaires et les autorités locales, examinons la situation de près et nous engageons pour que les milieux politiques et législatifs et les prestataires de services tiennent compte des besoins des familles.

Prévenir la migration

Le problème: le nombre des chômeurs a augmenté de 27 millions dans le monde entre 2007 et 2009. Et avec lui le nombre des travailleurs migrants. Les enfants souffrent d’être séparés de leurs parents quand ceux-ci doivent partir pour trouver un emploi. Les familles qui migrent ensemble ne bénéficient souvent pas, là où elles s’installent, de la même sécurité sociale que les locaux. Le manque de places d’accueil pour les enfants réduit les chances de formation et de travail des femmes.

Notre réponse: SOS Villages d’Enfants renforce les familles par des mesures conçues individuellement. Nos centres de formation professionnelle permettent aux parents de se perfectionner et d’étendre leurs compétences sociales. La combinaison de l’accueil des enfants, des soins médicaux, de la formation et des microcrédits permet d’assurer la survie des familles.

Réduire la mortalité infantile

Le problème: en 2013, plus de cinq millions d’enfants mourront avant d’avoir atteint leur cinquième anniversaire. Les maladies respiratoires, la diarrhée et la malaria sont les premières causes de cette mortalité élevée. Elles sont dues essentiellement au manque d’assistance médicale de base accessible. La prévention n’est pas assez encouragée dans les pays en développement et les pays émergents, alors même qu’elle ne coûte pas cher.

Notre réponse: dans ses 72 centres médicaux, SOS Villages d’Enfants offre à la population des soins préventifs, des sages-femmes bien formées s’occupent des femmes pendant leur grossesse et leur accouchement, des infirmières organisent des campagnes de vaccination pour les enfants en bas âge et suivent leur évolution pendant leurs premières années. Les enfants souffrant de carences alimentaires bénéficient de compléments. SOS Villages d’Enfants attache beaucoup de poids à l’information sur l’hygiène, une bonne alimentation et le planning familial. Nous nous engageons également au niveau des législations nationales qui accordent de l’importance à la santé.

La scolarité pour tous

Le problème: le niveau de formation général reste bas. Beaucoup d’enfants, surtout des filles, doivent contribuer aux revenus du ménage et ne peuvent aller à l’école. Les enfants issus de familles pauvres, peu éduquées ou marginalisées, sont plus touchés que la moyenne. 150 millions d’enfants travaillent à travers le monde. Ils forment le principal groupe de ceux qui abandonnent l’école et sont pratiquement dans l’incapacité de briser le cercle vicieux de la pauvreté.

Notre réponse: SOS Villages d’Enfants offre des possibilités de formation de qualité là où le besoin s’en fait particulièrement sentir grâce à ses 229 jardins d’enfants SOS, 186 Ecoles SOS Hermann Gmeiner et ses 58 centres de formation professionnelle. En finançant les fournitures et les uniformes scolaires dans le cadre de ses programmes de renforcement des familles, SOS Villages d’Enfants assure que les enfants ne soient pas obligés d’interrompre leur scolarité. Et pour améliorer le niveau de formation, nous fournissons aux enfants les plus pauvres des paquets de nourriture.

À parents forts, enfants forts

Le problème: les crises économiques mettent les parents en difficulté partout dans le monde. La pauvreté des familles a pour corollaire de soumettre les enfants à la violence, aux abus, à la négligence et à l’exploitation. Le coût émotionnel de la crise se traduit par la perte de la dignité et la résignation.

Notre réponse: SOS Villages d’Enfants accompagne et soutient les parents pour qu’ils puissent s’occuper avec amour de leurs enfants. Les centres sociaux SOS accueillent et nourrissent les enfants pendant que leurs parents travaillent. Les cours sur l’éducation des enfants, l’hygiène et les droits de l’enfant, mais aussi les possibilités de formation offertes aux mamans, les coopératives de travail et les microcrédits aident à améliorer la vie des familles.