«Mettez-y du cœur»

Stéphane Lambiel, ambassadeur officiel de SOS Villages d’Enfants, double champion du monde et médaillé d’argent olympique, a visité le village d’enfants SOS de Daegu, en Corée du Sud en 2011, et a fait découvrir son univers aux enfants.

Ce sera fête, aujourd’hui, au village d’enfants SOS de Daegu, la métropole dans le sud de la Corée du Sud : le double champion du monde de patinage artistique Stéphane Lambiel est venu tout spécialement pour visiter ce village. Et c’est une foule enthousiaste et bruyante qui accueille le patineur suisse. Deux petites filles ont même mis leur costume traditionnel coréen « hanbok » aux couleurs vives, malgré la chaleur étouffante. Des fleurs lui sont offertes et tous veulent voir l’invité de près.

Stéphane Lambiel lui-même est extrêmement touché par cet accueil, même si ce n’est pas sa première visite de ce genre. Il y a un an déjà, il a pu se convaincre de l’importance du travail de SOS Villages d’Enfants à Ben Tre, au Vietnam. « C’est magnifique de voir que le concept de SOS Villages d’Enfants, que chaque enfant puisse grandir avec une mère et des frères et sœurs dans une communauté villageoise, fonctionne dans différentes cultures », relève-t-il avec enthousiasme.

Des sons deviennent musique

Après cet accueil chaleureux, il se rend dans l’aula du village d’enfants SOS. Là, un nombre encore plus grand d’enfants attendent le jeune Valaisan et écoutent attentivement son histoire. Stéphane Lambiel est venu ici avant tout pour donner du courage aux enfants et leur faire découvrir un monde qu’ils ne connaissaient pas. « Vous pouvez faire beaucoup de choses dans la vie, mais le plus important et de mettre du cœur dans tout ce que vous faites », encouragea-t-il les enfants. Lui-même a toujours suivi ce principe, même si – tout particulièrement dans le patinage artistique – tout début est difficile. A ce propos, il a établi un parallèle avec la musique : « C’est comme apprendre à jouer d’un instrument. Au début, on ne produit que quelques notes, et ce n’est que peu à peu que cela devient de la musique. »
La difficulté des débuts, même les enfants les plus courageux, ceux qui ont osé monter sur scène et tenter quelques sauts avec Stéphane Lambiel, s’en sont rendus compte. Dans ce cadre, ils ont aussi constaté que les pirouettes ne sont pas du tout aussi faciles à faire que cela en a l’air. Les enfants sont d’autant plus admiratifs en voyant leur invité suisse effectuer un triple salto.

Invitation à un spectacle de gala sur glace

La mère SOS Fabiola et ses sept enfants connaissent déjà Stéphane Lambiel. La veille de sa visite, il avait invité la famille au spectacle de gala « All that skate », à Séoul, et leur avait ainsi offert une expérience unique. Le patinage artistique est très apprécié en Corée, et les artistes sont vénérés comme des pop-stars. A commencer par la championne olympique Yuna Kim. Stéphane Lambiel n’échangerait pourtant pas sa place avec elle, car elle ne peut pratiquement plus se déplacer librement et vit complètement à l’écart du public. Ce n’est pas le cas de Stéphane Lambiel. Lui aussi a de nombreux fans qui le reconnaissent dans la rue, mais il apprécie la proximité avec ses supporters et prend du temps pour eux.
Aujourd’hui, ce champion de 26 ans prend à nouveau du temps pour Fabiola et sa grande famille. Avec les enfants, il partage le délicieux dîner préparé par la mère SOS Villages d’Enfants. Après le repas, Stéphane Lambiel joue avec les enfants et retombe un peu en enfance. « Nous ne parlons pas la même langue, mais cela ne pose aucun problème », constate-t-il. C’est vrai : au jeu « papier-caillou-ciseau », il n’y a pas besoin de se comprendre pour savoir à qui c’est le tour. De plus, les enfants les plus grands du village parlent également anglais.

Dur destin

Lors de ces jeux joyeux autour du repas préparé par la mère SOS Fabiola, on oublie presque le passé dramatique des enfants : à Daegu, de nombreuses familles ne sont pas en mesure d’élever leurs enfants, en raison de leur situation financière et sociale. Stéphane Lambiel s’intéresse également à cela. Il apprend que certains enfants ont encore un père ou une mère, mais qu’ils ont été abandonnés par ceux-ci, et que pour d’autres enfants, on ne connaît que la date de naissance.
Après le dîner, Stéphane Lambiel montre encore quelques sauts aux enfants malgré la chaleur accablante et les aides, avec quelques conseils, à améliorer leur technique. A la fin, les enfants ne veulent plus s’arrêter. Mais Stéphane doit continuer, il veut encore visiter une institution particulière de SOS Villages d’Enfants à Daegu : dans un centre près du village d’enfants SOS, on s’occupe d’enfants handicapés mentaux. Dans l’une des classes a justement lieu un cours de tambour. Avec des tambours coréens traditionnels, les enfants handicapés sont encouragés à frapper tous ensemble dans le même rythme. Cela est destiné, notamment, à améliorer la capacité de coordination des enfants.
« J’ai déjà pu me rendre compte à deux reprises, sur place, que le concept de SOS Villages d’Enfants fonctionne, et je suis fier d’être un ambassadeur de cette œuvre d’entraide pour enfants d’envergure mondiale », estime Stéphane Lambiel après sa visite.