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06.12.2018 Actualités Programme d'aide Tous Mondial Enfants en fuite en Serbie

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La Serbie − Pour de nombreux réfugiés et migrants en provenance d’Afghanistan, de Syrie, d’Irak, d’Iran, du Bangladesh, etc., la Serbie reste une destination de choix pour rejoindre l’Europe centrale et de l’Ouest. 3700 enfants, familles et personnes non accompagnées ont déjà parcouru un long chemin semé d’embûches, et se trouvent désormais dans un pays où ils ne connaissent personne et dont ils ne parlent pas la langue. Au moins 10% des réfugiés sont des enfants non accompagnés, sans cesse exposés à la contrebande, à la traite des êtres humains et à la maltraitance.

«Certes, le nombre de migrants et de réfugiés arrivant dans le pays est en baisse, mais la situation est imprévisible», s’inquiète Goran Vreljanski, coordinateur d’urgence de SOS Villages d’Enfants Serbie. De nombreux réfugiés ont quitté la Serbie pour la Bosnie-Herzégovine à la recherche de nouvelles routes vers la Croatie. Les mois d’hiver et le peu de structures d’accueil en Bosnie-Herzégovine peuvent inciter certains à revenir dans les centres existants en Serbie. D’autres reviennent également sur le territoire serbe après avoir été expulsés d’autres pays tels que la Croatie, la Hongrie ou la Roumanie.

SOS Villages d’Enfants gère des centres d’accueil de réfugiés dans quatre villes: Adaševci, Kikinda, Obrenovac et Principovac, et soutient environ 900 enfants, adolescents et adultes. SOS Villages d’Enfants Serbie travaille en collaboration avec les autorités gouvernementales ainsi que des partenaires internationaux et locaux afin d’assurer un soutien complet aux enfants et aux familles.

Les familles dépendent du soutien de SOS Villages d’Enfants car elles sont dépassées par le voyage et leurs nouvelles conditions de vie, et ne parviennent pas à s’occuper correctement de leurs enfants. «Dans les centres d’accueil de réfugiés, on voit parfois des parents qui ne parviennent pas à s’occuper de leurs enfants car ils sont eux-mêmes traumatisés ou ont le sentiment de ne pas avoir le contrôle de leur vie. De nombreux hommes ont une faible estime d’eux-mêmes car ils ne travaillent pas et ne peuvent subvenir aux besoins de leur famille. Cela peut malheureusement entraîner des violences. Nous travaillons conjointement avec les familles pour tenter d’améliorer leur situation. Nous les impliquons par exemple dans les activités avec les enfants, ou leur proposons des formations professionnelles», explique Vesna Mraković-Jokanović, directrice nationale de SOS Villages d’Enfants Serbie.

SOS Villages d’Enfants gère les structures suivantes en Serbie:

  • Des structures d’accueil d’enfants proposant des activités scolaires et de loisirs, une étude du soir, des cours de langues ainsi qu’un accompagnement psychologique des jeunes enfants.
  • Des chargés de protection de l’enfance qui mettent en place des mesures pour lutter contre la négligence, les abus et l’exploitation, et aider les enfants qui ont subi ce genre de mauvais traitements.
  • Des technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que des centres de jeunesse: grâce aux ordinateurs et aux tablettes à disposition, les jeunes et les enfants peuvent contacter leurs amis et leur famille, et acquérir des connaissances en informatique et en programmation. Dans les centres de jeunesse, les jeunes se voient également proposer des activités éducatives, professionnelles et de loisirs.
  • Des conseils sanitaires et nutritionnels dans des structures pour mères et nourrissons, où les mères reçoivent du soutien et peuvent allaiter leur enfant dans un espace calme et protégé.
  • Des formations et des programmes de développement des compétences destinés aux autorités gouvernementales afin de les sensibiliser à l’importance d’investir dans des espaces de jeu, des équipements informatiques, du matériel et des articles d’hygiène, ainsi que certains travaux d’aménagement.

En 2019, le gouvernement serbe devrait progressivement assumer la plupart des fonctions assurées actuellement par SOS Villages d’Enfants et d’autres organisations locales et internationales actives dans les centres d’accueil des réfugiés.