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Nouvelles méthodes d’education.

Au Nicaragua, la violence domestique et la négligence font partie du quotidien des enfants issus de familles défavorisées. Les onze centres de SOS Villages d’Enfants leur offre une issue de secours. Aura Teresa Blanco, la directrice de SOS Villages d’Enfants, explique leur travail.

Pourquoi a-t-on besoin des centres sociaux de SOS Villages d’Enfants au Nicaragua?

Les enfants issus de milieux défavorisés sont souvent exposés à des dangers,tels que la négligence, la maltraitance et les abus. Le manque de soutien social, les conditions économiques difficiles et le machisme de nombreux pères mènent souvent à la violence domestique. Seulement la moitié des enfants en âge préscolaire vont au jardin d’enfants obligatoire ou à la garderie, en particulier dans les familles monoparentales.

Quels bénéfices les enfants et les parents tirent-ils du centre social?

Nous intégrons les familles ayant des moyens limités dans notre réseau social. Nous proposons aux enfants une organisation des journées réglée. Les mères célibataires nous en sont très reconnaissantes. Elles peuvent aller tranquillement au travail et savent que leur enfant est entre de bonnes mains dans un endroit protégé où il est encadré, soutenu et nourri. Pour les parents, nous organisons des cours d’orientation familiale. Les pères et les mères y apprennent des méthodes d’éducation sans violence leur permettant de créer un environnement sain pour leurs enfants. Nous leur apprenons à les élever avec amour et respect ainsi qu’en les soutenant et cassons ainsi la spirale de la violence dans les familles. Nous voulons que les parents prennent conscience de leur rôle d’éducateur et de modèle et qu’ils puissent faire évoluer leurs enfants à travers des expériences positives. Nous diminuons ainsi le risque de voir les enfants être négligés ou abandonnés. Une mère m’a dit qu’elle avait beaucoup appris et qu’elle se comportait aujourd’hui avec son fils très différemment que par le passé. Elle ne reproduit plus ce qu’elle a vécu enfant.

Constatez-vous que le centre social a un effet sur la commune environnante?

Nous analysons régulièrement l’état de santé et le développement psychosocial des enfants que nous encadrons. Près de 90% d’entre eux se développent comme ils le doivent à leur âge. Des mesures supplémentaires sont nécessaires pour 10% d’entre eux. 70% des parents suivent nos cours. Il est particulièrement important de faire participer les pères. Je constate moi-même qu’ils se conduisent différemment avec leurs enfants après avoir suivi nos cours. Ils comprennent qu’ils sont des modèles et que leur manière de se comporter influence leurs enfants. Comme l’exemple de Roberto, le père d’une petite fille. Il m’a dit avoir compris qu’un jour passé avec sa fille était aujourd’hui plus précieux pour lui que tout le reste. De plus, nous formons les personnes qui travaillent dans les comités communaux afin qu’elles puissent à leur tour apporter leur aide. La réussite est là puisque, depuis 2016, ces personnes formées gèrent seules deux centres communaux.

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