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21.09.2020 Actualités Tous Suisse Que puis-je faire contre le travail des enfants?

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Café, cacao, fleurs, ordinateurs, smartphones et vêtements: ce n’est pas pour rien que ces produits sont si bon marché! Les enfants sont encore souvent exploités par les entreprises comme main-d’œuvre peu coûteuse. Comment pouvons-nous, en tant que consommateurs, lutter contre le travail des enfants? Voici quelques conseils:

Recherchez des labels de qualité ou des produits issus d’organisations de commerce équitable!

Fairtrade International est l’organisation faîtière de toutes les organisations nationales de commerce équitable. Le sceau bleu et vert est le label de qualité le plus connu du commerce équitable. On le trouve sur les produits alimentaires (Max Havelaar), mais aussi sur les fleurs, les chemises en coton, l’or, les cosmétiques et le bois. FLO-Cert, l’organisme de contrôle du commerce équitable, vérifie si les coopératives et les plantations respectent les critères d’équité. Ce label garantit entre autres qu’aucun enfant n’a été exploité ou forcé de travailler. BioSuisse, naturaplan, demeter, claro fair trade, UTZ certified, fair for life et gebana attestent également que leurs produits ne sont pas le fruit de travail d’enfants.

Bienvenue dans la jungle des étiquettes!

Vous vous en rendrez bientôt compte: le marché regorge de labels et les noms semblent toujours prometteurs. En principe, ils peuvent aider les consommateurs à s’orienter. Cependant, il faut être conscient de leurs limites. Les labels de qualité ne couvrent généralement qu’une petite partie de la production totale d’une entreprise. Si une entreprise propose de petites sous-gammes avec des normes sociales et environnementales plus élevées, mais ne respecte pas ces critères pour la majorité des biens vendus, cela ne sert pas à grand-chose. Néanmoins, pour certains labels, cela suffit à étiqueter les produits.

A quoi faut-il faire attention?

Lorsqu’on s’appuie sur les labels pour choisir ses produits, il est important de savoir les critères qu’ils remplissent ou non et de questionner les processus de vérification. Les labels de produits vérifiés de manière indépendante sont plus crédibles que les labels propres aux entreprises. Ces labels ou normes industrielles exclusives se caractérisent souvent par des objectifs peu ambitieux, des contrôles inefficaces et l’absence de mécanismes de sanction. Vous trouverez ici des informations sur les labels des produits alimentaires en Suisse et un guide des labels pour les vêtements, publié par Publiceye.

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Comme leurs parents ne gagnent pas assez, ces deux filles doivent vendre des marchandises dans la rue. Photo: Claire Ladavicius

Soutenez les lois qui luttent contre le travail des enfants!

L’Initiative multinationales responsables, qui traite notamment du travail des enfants, est en train d’être présentée actuellement. Si cette proposition est adoptée par les électeurs suisses le 29 novembre, les multinationales ayant leur siège en Suisse seront à l’avenir obligées de veiller à ne pas tirer profit du travail des enfants et devront rendre compte publiquement et de manière transparente des mesures prises pour y parvenir.

Ne jetez pas les vieux produits immédiatement, pensez au recyclage!

En particulier lorsqu’il s’agit d’appareils électroniques, d’ordinateurs ou de téléphones portables, il est utile de se demander au préalable si cet achat vaut vraiment la peine. Peut-être votre vieux téléphone portable peut-il encore tenir le coup? Ou alors, vous pourriez acheter un appareil d’occasion ou réinitialisé au lieu d’un appareil neuf? Vous avez au moins la garantie que cela n’impliquera pas de travail d’enfants.

Achetez des produits régionaux!

Fraises, tomates, haricots: surtout en été, le marché regorge de délicieux produits locaux. Vous pouvez même vous passer de raisins d’Argentine ou d’ananas du Brésil. L’environnement vous en sera reconnaissant. De plus, ceux qui achètent fréquemment des produits régionaux économisent de l’argent et pourront donc se permettre d’acheter des fruits provenant de pays lointains qui sont un peu plus chers, mais font l’objet d’un commerce équitable.

Posez des questions et aiguisez votre conscience!

Que ce soit dans les grands supermarchés ou dans les petits magasins, lorsque les clients demandent et veulent savoir si, par exemple, telle chemise en coton est le produit de travail d’enfants, ils participent à une prise de conscience. Plus les consommateurs remettront en question le système, plus le vendeur comprend ce qui est important pour ses clients. C’est le meilleur moyen de faire changer l’offre de produits. Les discussions entre amis, voisins ou avec vos propres enfants peuvent aussi servir à sensibiliser: nous sommes étroitement liés aux populations du monde entier ici, en Suisse. Nos décisions d’achat ont un impact majeur.

Responsable du contenu:

Nicole Hardegger

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