Un meilleur avenir pour 675 Jeunes.

Grâce à l’«école passerelle», les enfants et adolescents qui n’ont pas obtenu leur diplôme bénéficient d’une seconde chance. Cet encouragement à l’éducation est indispensable, comme l’explique le directeur national Maman Aboubacar dans cet entretien.

Quelle est la situation scolaire actuelle des enfants défavorisés au Niger?

Maman Aboubacar: L’éducation est un droit fondamental pour chaque enfant. Malheureusement, les chiffres concernant l’accès à l’éducation et la qualité de l’enseignement au Niger sont édifiants. En zone rurale où vit quatre cinquième de la population, le taux de scolarisation atteint seulement 70%. De plus, seuls 43% des filles et 60% des garçons terminent l’école primaire. Enfin, les enfants issus de familles aux faibles revenus ou souffrant d’un handicap ont très peu accès à l’éducation.

Pour quelles raisons les enfants ne vont-ils pas à l’école?

De nombreux enfants et adolescents ne vont pas à l’école car ils n’ont tout simplement jamais été inscrits ou parce qu’ils arrêtent peu de temps après avoir commencé. Les raisons qui expliquent ce phénomène sont multiples. Premièrement, l’enseignement proposé n’est pas adapté aux enfants des familles de nomades et aux enfants souffrant d’un handicap, ou bien le trajet pour aller à l’école est trop long. Deuxièmement, les conditions d’enseignement sont parfois très difficiles. Bien souvent, les cours se déroulent dans de simples huttes. Pendant la saison des pluies, il n’y a donc tout simplement pas école. Par ailleurs, les écoles manquent de matériel pédagogique et de professeurs qualifiés. Troisièmement, de nombreux parents ne sont pas en mesure d’envoyer leurs enfants à l’école pour des raisons financières.

Quelles mesures SOS Villages d’Enfants prend-elle pour pallier cette situation?

Au cours de l’année dernière, 675 enfants de la ville de Maradi ont eu accès à l’éducation, notamment grâce à SOS Villages d’Enfants. Parmi nos mesures figurent le soutien financier de l’offre Passerelle, qui prépare 42 adolescents à réintégrer l’école, les cours de soutien pour près de 500 enfants, la construction de salles de classes résistantes aux intempéries ou encore la formation de 100 enseignants.

Ces mesures ont-elles été couronnées de succès?

Grâce à l’offre passerelle, 42 jeunes ont réintégré une école publique. C’est par exemple le cas de Charifa, 12 ans. Elle vit en situation de pauvreté avec son père, sa belle-mère, ses six frères et ses quatre demi-frères et soeurs. Jusqu’à l’âge de 11 ans, Charifa n’allait pas à l’école. Lorsque SOS Villages d’Enfants a créé l’offre Passerelle à Maradi, nous lui avons donné la possibilité de participer. Elle a suivi des cours de soutien pendant six mois et a ensuite pu aller à l’école primaire. Elle s’y est très bien intégrée et montre des résultats encourageants.

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