Un programme modèle.

Grâce au programme de renforcement de la famille mené à Harar, aucun enfant n’a été abandonné en 2016 et presque tous vont à l’école. Par ailleurs, Salehmariam Abebe, le directeur de SOS Villages d’Enfants en Ethiopie, a transmis le flambeau à ses partenaires locaux pour la poursuite du programme.

Pourquoi SOS Villages d’Enfants a-t-elle lancé son programme de renforcement de la famille (PRF) à Harar il y a cinq ans?

La région de Harar affiche le taux d’orphelins le plus élevé de toute l’Ethiopie. A travers le programme de renforcement de la famille, nous voulions très clairement réduire le nombre d’enfants négligés et abandonnés. Nous nous sommes donc concentrés sur la création d’un système de soutien pouvant fonctionner au sein de solides structures communales. Pour les enfants, l’effet a été considérable. Le taux de scolarisation qui s’élevait à 58,5% avant le début du programme est passé à 99,4% dans notre zone d’action en 2016.

Comment la collaboration fonctionne-t-elle entre la population, la commune locale et les autorités?

Nous avons lancé le programme en partenariat avec les autorités. Pour éviter de faire deux fois le même travail, nous avons coordonné et réparti les tâches entre nous, les autorités et différentes organisations caritatives locales. Ensemble, nous avons développé un réseau social solide à partir des petits centres d’accueil qui existaient déjà. Ceux-ci fonctionnent aujourd’hui de manière autonome et agissent en tant que représentants de SOS Villages d’Enfants. Avec toutes les familles soutenues, nous avons créé un plan de développement. Ensemble, nous avons fixé des objectifs réalistes en déterminant, par exemple, l’évolution de la famille dans six mois. Nous avons ainsi assuré un contrôle concret de chaque enfant. Nous savons par exemple pour chacun d’entre eux s’il va à l’école, quelles sont ses notes et si les mesures d’aide au revenu font effet pour ses parents.

En 2016, le PFR a pu être arrêté à Harar. Les objectifs fixés ont-ils été atteints?

Le programme de renforcement de la famille a pour objectif d’être systématiquement repris et géré de manière autonome par les communes locales. Nous sommes parvenus à ce résultat au bout de cinq ans déjà. En 2016, nous avons transmis le flambeau à nos partenaires. Notre plus belle réussite est de voir que plus aucun enfant n’est abandonné par ses parents dans la région concernée. Le programme a aussi eu une influence positive au niveau régional. Le nombre d’enfants abandonnés s’est réduit de 36 à 8. Aujourd’hui, 199 familles élèvent leurs 1042 enfants de manière autonome.

Quels sont maintenant les projets pour les enfants de Harar qui ont encore besoin d’aide?

Les ressources libérées vont nous permettre d’apporter notre aide aux enfants dans le besoin vivant dans les quartiers périphériques de Harar et la région. Maintenant que nous avons posé les bases et que le réseau fonctionne bien entre les autorités, les communes, les habitants et SOS Villages d’Enfants, nous allons pouvoir changer la vie de nombreux autres enfants de manière positive.

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