Népal: la mousson multiplie les défis

4/06/2015 - Alors que les écoles du Népal rouvrent leurs portes, des centaines de milliers d’enfants ne pourront y retourner et, avec la mousson qui approche, les défis se multiplient.

Espace d'accueil SOS de Bhaktapur

En ces premiers jours de juin, Siddhartha Kaul, Président de l’organisation mondiale SOS Villages d’Enfants, rend visite aux équipes et aux bénéficiaires sur le terrain. Un peu plus d’un mois après le séisme du 25 avril et trois semaines après celui du 12 mai qui ont fait plus de 8’600 morts, 19’000 blessés et 8,1 millions de personnes touchées, les équipes de SOS Villages d’Enfants sont actives pour apporter des secours aux victimes, avec les autorités et des ONG. En un mois, plus de 250 personnes, travailleurs sociaux, volontaires, jeunes SOS et mères SOS, s’étaient déjà mobilisées pour quelque 3’000 bénéficiaires :

  • 23 enfants non accompagnés pris en charge par SOS Népal dans 3 Villages d’Enfants SOS (Gandaki, Sanothimi et Kavre).
  • 2’181 services essentiels (accueil, soins de santé, distribution de tentes, eau, nourriture, couvertures, vêtements…) pour 1’364 bénéficiaires. Ils sont assurés par 90 personnes dans les districts de Katmandou, Bhaktapur, Kaski et Lalitpur.
  • 1’526 enfants pris en charge au quotidien dans 19 espaces d’accueil (activités thérapeutiques, soutien psychosocial, activités éducatives informelles, soins médicaux, repas) dans les districts de Bhaktapur, Kaski, Katmandou, Lalitpur, Kavre et Bharatpur. 171 personnes y ont assuré 26’507 services.

Garantir des cours aux enfants

Alors que plus de 32’000 salles de classe ont été détruites, des milliers d’autres endommagées et toujours non sécurisées, des centaines de milliers d’enfants ne peuvent pas reprendre le chemin de l’école. Sans oublier tous ceux qui craignent d’y retourner par peur de nouvelles répliques sismiques. Il y a d’urgence besoin de reconstruire un environnement éducatif sécurisé mais aussi d’apporter un soutien psychosocial aux élèves et à leurs enseignants. SOS Villages d’Enfants Népal s’est engagée à assurer des cours temporaires dans ses espaces d’accueil pour les enfants victimes du séisme et souvent déplacés. Avec la saison des pluies qui approche, certains espaces temporaires installés sous des tentes devront être renforcés, voire relocalisés, pour pouvoir continuer à dispenser leurs services quotidiens.

La mousson, des défis en plus…

Avec la mousson qui arrive, le pire est à craindre : les risques épidémiques, les glissements de terrain, l’insécurité alimentaire… Certaines régions montagneuses reculées sont pour l’heure toujours inaccessibles et des milliers de personnes livrées à elles-mêmes. Fin mai, des centaines de milliers de personnes n’avaient toujours pas d’abri ou survivaient sous des tentes en plastique. L’aide tarde. Beaucoup se sentant abandonnés, se mettent à construire seuls des abris temporaires avant le démarrage de la redoutable saison des pluies.