«200'000 énfants sont menacés au Lesotho»

La pauvreté et le sida sont les principaux problèmes du Lesotho. Près de la moitié de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, et 200 000 enfants courent le risque de perdre leurs parents. SOS Villages d’Enfants renforce les familles afin qu’elles ne soient pas contraintes d’abandonner leurs enfants.

SOS-ZOOM no. 2/2013
SOS-ZOOM no. 2/2013
«Le principal problème du Lesotho, c’est la pauvreté.» Les spécialistes du développement sont unanimes dans leur appréciation du royaume de montagne totalement enclavé en Afrique du Sud. A l’aune du revenu par habitant, le Lesotho compte parmi les pays les plus pauvres du globe; près de la moitié des 2,1 millions d’habitants vivent audessousdu seuil de pauvreté, c’est-à-dire qu’ils disposent de moins d’un dollar par jour pour vivre.

Le chômage atteint 45 pour cent (il est nettement supérieur chez les jeunes adultes), et la migration professionnelle vers les mines d’Afrique du Sud est importante. Il s’ensuit un éclatement des familles et une augmentation du nombre des orphelins. Selon Tsoanelo Seboka, le directeur du village d’enfants SOS de Quthing: «Au Lesotho, 200 000 enfants sont menacés parce qu’ils ne disposent pas de la prise en charge nécessaire.»

L’autre grand problème du pays, c’est le sida. Un quart de la population adulte est infectée par le VIH – le Lesotho occupe la troisième place mondiale après le Swaziland et le Botswana – et l’espérance de vie à la naissance n’atteint que 42 ans d’après les dernières enquêtes. Les deux villages d’enfants SOS de Maseru, la capitale, et de Quthing, plus au sud, accueillent par conséquent beaucoup d’orphelins dont les parents sont morts du sida.

La pauvreté aiguise la crise du sida. Certes, les médicaments antirétroviraux sont fournis gratuitement dans les hôpitaux, mais beaucoup des personnes séropositives ne les prennent pas parce que l’hôpital est trop loin et les transports trop chers, ou qu’elles sont trop faibles pour quitter leur maison. L’argent manque pour se nourrir correctement, et les conséquences du sida sont bien plus dramatiques que chez des gens qui peuvent avoir une alimentation saine.

La double épidémie

La tuberculose est la deuxième maladie la plus dangereuse après le sida. Dans cette maladie, qui représentait il y a cent ans le plus gros risque pour la santé en Suisse, des bactéries envahissent les poumons et détruisent les tissus. Les effets en sont dévastateurs chez les personnes séropositives, dont le système immunitaire est affaibli. La tuberculose est donc la principale cause de décès des patients séropositifs.

SOS Villages d’Enfants contribue, avec ses deux villages d’enfants SOS, ses programmes de renforcement des familles, son foyer de jeunes SOS, ses deux jardins d’enfants SOS, son école Hermann-Gmeiner, ses deux centres sociaux et son centre médical, à réduire la souffrance de la population et à donner aux enfants un avenir digne d’être vécu malgré des conditions difficiles.