Zoom-SOS 2/2014 - Sur le chemin du village d’enfants SOS

Tous les villages d’enfants SOS du monde disposent de réglementations claires sur les conditions d’admission, ou non, d’un enfant. Même s’il existe des différences régionales, une chose est sûre: un enfant ne fait son entrée dans un village d’enfants SOS qu’après un examen soigneux de son environnement social.

Zoom-SOS no. 2/2014

La petite Devi, 1 an, et sa soeur de 4 ans ont été amenées par la police au village d’enfants SOS de Faridabad, en Inde. Leur mère, qui travaillait comme journalière, était décédée au bord de la route. Les fillettes, assises à côté d’elle, pleuraient et la secouaient de désespoir quand la police les a récupérées.

Thabiso, 5 ans, a quant à lui été amené au village d’enfants SOS de Quthing, au Lesotho, par un membre de sa famille. Sa mère, malade mentale, l’oubliait souvent pendant plusieurs jours, mais refusait que des membres de la famille accueillent le petit garçon.

Devi et Thabiso sont deux exemples de la manière dont les enfants arrivent dans un village d’enfants SOS: ils sont amenés par la police ou de la parenté; parfois ce sont les services sociaux locaux qui adressent une demande, ou encore des voisins qui signalent à SOS Villages d’Enfants la détresse des enfants. Dans de rares cas, les enfants sont directement déposés devant la porte d’un village d’enfants SOS.

Une examination soigneuse

Mais quel que soit le chemin pris par un enfant pour entrer dans un village d’enfants SOS, un examen soigneux de la situation est opéré partout dans le monde avant qu’un enfant ne soit confié à la garde d’une maman SOS. Quand SOS Villages d’Enfants est contacté par un service social, les autorités ont déjà tiré les choses au clair et décidé qu’il devait être placé.

Lorsque c’est la police, un parent ou les voisins qui amènent l’enfant au village d’enfants SOS, les travailleurs sociaux du village enquêtent sur ses origines sociales et cherchent à savoir s’il existe de la famille auprès de laquelle l’enfant pourrait grandir.

Les enfants qui arrivent dans les villages d’enfants SOS
  • ont de vrais orphelins ou des orphelins sociaux
  • n’ont pas de parenté à même de s’occuper d’eux
  • ne sont pas trop âgés pour pouvoir s’intégrer dans le village d’enfants SOS
  • ne menacent pas les autres enfants du village par leur comportement passé (drogue, prostitution).
Pour prévenir le placement d’enfants dans un village d’enfants SOS, SOS Villages d’Enfants s’engage partout dans le monde, via ses programmes de renforcement des familles, pour empêcher que les familles n’éclatent et permettre aux parents d’élever eux-mêmes leurs enfants dans un cadre aimant et sûr. Car sa propre famille est le meilleur endroit pour un enfant.