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05.04.2024 Actualités Tous Mondial Du village à la communauté

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La fondation de SOS Villages d’Enfants en Autriche après la Seconde Guerre mondiale et la création de villages d’enfants SOS dans le monde entier reposaient sur une idée simple : offrir aux enfants et aux adolescents ayant perdu leurs parents la chaleur d’un foyer et la possibilité de se construire un avenir autonome. Nous nous sommes entretenus avec Erika Dittli, responsable de programme, afin d’évoquer les raisons pour lesquelles les villages doivent se transformer et de comprendre à quoi cette transformation pourrait ressembler concrètement.

Erika, peux-tu nous expliquer quand et dans quelles circonstances les programmes de renforcement des familles ont vu le jour ?

Les places dans les villages d’enfants SOS ont toujours été très limitées. Dès la fin des années 1970 et au début des années 1980, des familles en détresse sollicitaient les villages pour leur confier leurs enfants, alors même que ce service de prise en charge alternative n’était pas prévu pour eux. Dans de nombreux endroits, la détresse et les besoins qui en découlaient étaient bien plus importants que l’offre proposée. Il est devenu évident que la construction de nouveaux villages coûterait beaucoup trop cher et que la demande ne pourrait jamais être entièrement satisfaite. Une solution s’est imposée en toute logique : soutenir les familles vulnérables et touchées par la pauvreté afin qu’elles puissent subvenir à leurs besoins et assurer leur subsistance à long terme. Dans le cadre de ce nouveau « programme de renforcement des familles », les familles participantes bénéficient d’un soutien et d’un accompagnement pendant une durée moyenne de quatre ans.

Quel est l’avenir des villages d’enfants SOS ?

À l’avenir, l’objectif est d’ouvrir les villages et de les intégrer davantage dans la communauté. En d’autres termes, nous voulons abattre les barrières existantes. Le concept de prise en charge alternative fait toutefois partie de notre ADN et nous le maintiendrons là où il est nécessaire.

Que peut-on attendre concrètement de cette transformation et combien de temps prendra-t-elle ?

Cela dépend des conditions locales et des besoins. Dans les zones où la sécurité est garantie, nous ouvrons les villages pour permettre aux enfants et aux jeunes de s’impliquer davantage dans la vie de la communauté environnante, ou pour offrir un nouveau foyer et un soutien supplémentaire aux familles vulnérables participant aux programmes de renforcement des familles. Le village d’enfants SOS de Kfarhay, au Liban, a installé des serres, des jardins et des sources d’énergie alternatives dans le village et illustre bien ce que nous avons réussi à faire. Grâce à ces initiatives, le village est désormais en mesure de subvenir à ses propres besoins et fournit également des ressources à certaines parties de la communauté environnante. Toutefois, un tel processus d’ouverture ne se fait pas du jour au lendemain et nécessite un engagement à long terme.

Que se passera-t-il à l’avenir pour les enfants et les adolescents qui sont sans parents ou dont les familles ne pourront temporairement plus s’occuper d’eux ?

Dans ces cas-là, notre philosophie demeure la même : la continuité de la prise en charge et le bien-être de l’enfant sont notre priorité. Selon les circonstances, différentes options sont envisageables :

  • Réunification avec la famille d’origine : lorsque les circonstances le permettent, avec les parents, les grands-parents ou les membres élargis de la famille.
  • Renforcement de la prévention : mise en place de programmes supplémentaires visant à renforcer les familles afin d’éviter la séparation des familles dès le départ.
  • Accueil dans des familles SOS : selon les possibilités et les programmes locaux, soit dans des villages d’enfants SOS existants, soit dans des familles SOS déjà intégrées dans la communauté.

SOS Villages d’Enfants Suisse soutient également certains villages d’enfants SOS dans le cadre de ses propres programmes. Que se passera-t-il pour eux ? Resteront-ils impliqués dans le programme ?

Absolument, et parfois même davantage qu’auparavant. La transformation ouvre de nouvelles opportunités pour associer le travail dans les villages existants à des composantes préventives, de renforcement et basées sur les communautés. C’est pour nous un moyen supplémentaire de soutenir l’intégration dans les communautés respectives et de créer de nouvelles perspectives sur place. Le village d’enfants SOS d’Estelí en est un bon exemple. Ici aussi, nous nous engageons à maintenir le contact avec les parents biologiques ou les proches parents. Sept enfants de ce village d’enfants SOS pourront retourner dans leur famille d’origine au cours des trois prochaines années. Ils bénéficient, ainsi que leur famille, d’un accompagnement sérieux et d’une aide matérielle et psychologique sur mesure. Nous veillons ainsi à ce que les enfants continuent de grandir dans un foyer sûr et propice à leur épanouissement.

Que penses-tu personnellement de cette possibilité de transformation pour les villages d’enfants SOS ?

Du point de vue des programmes, mais aussi sur la base de mes expériences personnelles et des discussions que j’ai pu avoir sur place, j’y suis tout à fait favorable. La transformation et la réorganisation des villages, lorsqu’elles sont faites de manière adaptée au contexte local, sont dans le meilleur intérêt des enfants. Cela leur permet d’être encore mieux intégrés dans leur propre communauté, et ce dès leur plus jeune âge. Récemment, j’ai également discuté avec deux mamans SOS à Hawassa, en Éthiopie, qui avaient déjà fait le choix de retourner dans leur communauté avec leurs enfants. Ils voient les avantages de ces changements et les soutiennent. Il est toutefois essentiel de souligner que la continuité de la prise en charge constitue et restera toujours la priorité absolue de nos programmes.