Les fratries forment un tout

l’objectif de SOS Villages d’Enfants est de permettre aux frères et soeurs de grandir ensemble quand leurs parents ne peuvent plus s’occuper d’eux. ils restent ainsi enracinés dans leur famille d’origine et étroitement liés par leur histoire et leurs expériences communes.

Zoom-SOS no. 4/2013

Après plus de 60 ans d’activité, quelques principes de SOS Villages d’Enfants restent inchangés. L’un d’entre eux est de ne pas séparer les frères et soeurs de sang, mais au contraire de les faire grandir ensemble, sauf si ce n’est pas dans l’intérêt de l’enfant.


Au fil du temps, SOS Villages d’Enfants a collaboré à plusieurs études scientifiques abordant le rôle des fratries placées hors de leur famille. Les résultats de ces études sont rapidement mis en oeuvre et nourrissent le travail effectué avec les enfants des villages d’enfants SOS du monde entier.

Les frères et soeurs sont des personnes de référence importantes pour un enfant. Une relation stable avec un frère ou une soeur peut – jusqu’à un certain point – compenser l’absence de relation ou la relation difficile avec les parents. Elle contribue en outre à ce que les enfants se sentent en sécurité et puissent mieux comprendre et digérer leur propre histoire (familiale).

L’amour fraternel

Au vu de ces études scientifiques, SOS Villages d’Enfants a élaboré des directives visant à améliorer la prise en charge des fratries. Nous savons combien la relation entre parents et enfants est importante. Il est tout aussi important d’encourager les relations que les frères et sœurs entretiennent dans la vie de tous les jours.

Dans ce but, il faut d’une part prendre systématiquement en compte les besoins et les désirs des frères et soeurs biologiques, tout comme les difficultés qui surgissent dans leurs relations. Et, partant de là, donner aux enfants la possibilité de vivre une relation forte entre eux. Il est essentiel, d’autre part, que les mamans SOS, les éducateurs et les assistants sociaux soient formés de manière à pouvoir soutenir les fratries dans la construction d’une relation stable au quotidien.

Une partie de plus en plus importante de notre travail consiste aussi, aujourd’hui, à faire du lobbying auprès des services sociaux et des services de protection de la jeunesse, partout dans le monde, pour que les frères et soeurs biologiques restent ensemble, et pour que leurs relations soient encouragées. Car il reste courant, dans bien des pays, que les frères et soeurs soient arrachés les uns aux autres et placés dans des endroits différents quand ils perdent leurs parents et ne peuvent plus vivre dans leur famille d’origine.